Pourquoi la mesure des 80 ne sauvera pas 400 vies et coûtera près de 4 milliards à la société

Jody Horcholle

Vidéo à regarder :

Dans un entretien accordé à Moto-Net.Com, l’économiste Rémy Prud’homme, membre du Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h, révèle les premiers résultats de son analyse préliminaire sur les coûts et avantages de cette mesure. Spoiler : elle ne sauvera pas les 400 vies annoncées par le gouvernement mais coûtera 3,8 milliards d’euros à la collectivité

https://youtu.be/gXTStyFcyto

Résumé :

Les éléments à retenir de cette vidéo :
– Forte augmentation de la vitesse moyenne sur les routes depuis des années et forte diminution du nombre des morts
– Les routes où l’on va plus vite, sont les routes où il y a le moins de décès.
– Absurdité de publier un baromètre de la Sécurité Routière globaux pour tirer des conclusions sur cette mesure. C’est le degré de zéro d’évaluation.
– Absence de quantité de gens qui roulent dans les indications fournies
– Nombre de décès sur les routes affectés par cette diminution de la vitesse maximale absent des données.
– Nombre décès sur les routes concernées la moitié des morts : soit 1700 morts. 30 % de morts maximum 500 à 600 morts.
– Pourcentage des accidents dus à la vitesse : 30 % (70 % la vitesse n’intervient pas du tout). 1700 accidents. Soit 600 accidents liés à la vitesse. C’est sur ce chiffre que la diminution doit arriver. On n’a pas les moyens de le savoir réellement.
– Les coûts considérables, plus facile à déterminer. Si on roule moins vite on met plus de temps. On évalue en heure gagnées et on attribue une valeur à l’heure. En moyenne 14,40 € de l’heure. Heures de perdues X coût de l’heure soit : 4 milliards au total.
– Évaluation des vies perdues. Pour des raisons juridiques même si cela peut choquer certaines personnes, le prix des vies perdues est évalué.

A ce jour le constat suivant peut-être fait :

1/ Le coût du temps perdu plus élevé que le coût des vies sauvés (5 à 6 fois).

2/ Carburant et CO2 économisés sont réels mais très faibles.

3/ Le coût et le bénéficie pèsent plus sur les personnes les plus modestes que sur les parisiens.
– Pourquoi l’État central est venu se mêler de cette affaire plutôt que de laisser les départements qui entretiennent et gèrent les routes mieux placés pour définir les limitations de vitesse ?
– Une mesure jacobine centralisatrice.
– Mesure prise par les parisiens et payés par les pauvres une raison de la crise actuelle des gilets jaunes.

Mon commentaire : Cette mesure ne pourra pas sauver 400 vie et à un coût pour l’économie de près de 4 milliards. Ce sont les populations les plus modestes habitant à la campagne qui supportent le plus le coût de cette mesure.