Le pouvoir d’achat

Jody Horcholle

Il parait nécessaire de rappeler la définition du pouvoir d’achat « Le pouvoir d’achat est défini par la quantité de biens et de services que l’on peut acheter pour un revenu donné. »

Le pouvoir d’achat des français progresse mais paradoxalement nos concitoyens pensent qu’il baisse.

Il y a plusieurs raisons à cela :

– Les dépenses contraintes augmentent (logement, télévision redevance, énergie, eau, télécommunication, cantine, assurance et banque).

– La structure des dépenses des ménages a évolué. Il y a de nouvelles dépenses qui n’existaient pas il y a 20 ans. Cela donne l’impression de vivre moins bien à présent. Si nous souhaitons comparer deux époques il ne faut pas prendre que les prix mais aussi les modes de vie.

– La médiatisation de certains prix. Par exemple le carburant.

Un autre problème existe et ce dernier est bien réel.

Ce sont les inégalités qui sont de plus en plus fortes ! Elles se concentrent surtout à la campagne et encore plus dans les banlieues. Il y a tout de même 600.000 de personnes pauvres en plus en dix ans.

Le revenu moyen médian dans les zones rurales est inférieur à celui des villes. En revanche, les inégalités sont plus importantes en ville. On retrouve les plus riches en centre-ville et les plus pauvres dans les banlieues. Ce sont justement dans ces banlieues où se concentrent les plus pauvres, des personnes encore plus modestes que dans les campagnes.

La perception des français qui pensent, à tort ou à raison, que le prix des carburant augmente, est encore plus forte dans les zones rurales pour ceux qui utilisent leur véhicule pour aller travailler, faute d’une offre de transport en commun suffisante.

C’est surtout eux qui sont pénalisés si le prix des carburants augmente.

Ce qui est paradoxal, c’est que la pollution est moins importante à la campagne, et les habitants des zones rurales vont le plus supporter la politique fiscale liée à la transition écologique.

Concernant les chiffres j’ai effectué quelques calculs pour obtenir ma propre analyse.

Prix de l’essence en 2001 sp98 entre 0,98 et 1€14. Prenons donc 1€. Le SMIC brut 6,67 € ainsi avec 1 h de travail il était possible d’acheter 6,67 litres. En 2018 le SMIC 9,88 et le litre d’essence 1,60 €. Ainsi avec une heure de travail on peut acheter 6,17 litres.

En 1970 un litre d’essence : 1,1 F et le SMIC 3,50. Il était possible d’acheter un peu plus de trois litres. Aujourd’hui le litre est à 1,60 € et le SMIC à 9,88 € on peut donc acheter un peu plus de six litres.
Depuis 1970 la société a évolué. Les voitures consomment beaucoup moins aujourd’hui. Cependant, les personnes parcourent plus de kilomètres pour aller travailler. Ensuite, de nombreux ménages possèdent aujourd’hui deux véhicules.
En 1970 il y avait moins de 14 millions d’automobiles. Aujourd’hui le parc automobile dépasse les 39 millions.

Les déplacements sont en hausse en raison du changement de mode de vie.

Il est aussi possible d’expliquer l’augmentation du prix du cours du baril. Il y a plusieurs facteurs : le coût de la matière première, la marge du producteur, l’évolution du cours du dollar et les taxes.
Selon l’année prise pour la comparaison du prix du baril du pétrole les chiffres seront différents et donc le résultat de la comparaison aussi. Si nous retenons l’année 2008 par exemple. Au cours du mois de juillet 2008 le prix du baril était pratiquement le double du prix d’aujourd’hui. Il a atteint 147,25 $ Il est actuellement à 75,45 $. Le prix élevé du carburant avait pour origine l’augmentation du prix de la matière première. Aujourd’hui, l’origine de la hausse s’explique en partie par l’augmentation des taxes.